Les cinémas australien et néo-zélandais comptent parmi les plus anciens du monde et connaissent, en ce nouveau millénaire, une vigueur et une santé resplendissantes.

Petit historique d’un cinéma que la profession tout comme les critiques et les spectateurs saluent pour sa créativité, sa fraîcheur et son humour.

La naissance du cinéma australien remonte à 1896, année où l’Australien Walter Barnett rencontre le Français Marius Sestier et lui suggère la création d’une société en partenariat en Australie. Ils filment les ports de Sydney et la fameuse Melbourne Cup.En 1900, l’Armée du Salut de Melbourne utilise un cinématographe Lumière pour réaliser ce qu’un historien du cinéma (Eric Reade) appellera «le premier long-métrage de l’histoire», une épopée biblique de 3 000 pieds intitulée Soldiers of the Cross (Les soldats de la croix).
Entre 1906, année de la sortie du célèbre The Story of the Kelly Gang (Les aventures de Ned Kelly), et 1928, l’Australie est le plus important producteur mondial de films avec 150 longs métrages produits.
Le père du cinéma néo-zélandais, Rudall Hayward, se manifeste au début des années vingt (Rewi’s last Stand, 1925). Mais entre la fin des années vingt et les années soixante-dix, la production cinématographique néo-zélandaise est mise en sommeil.
Après la seconde guerre mondiale, l’Australie et la Nouvelle-Zélande sont très convoitées par les «majors» américaines et britanniques qui profitent de leurs décors naturels, si bien qu’en 1930, 99% des films projetés aux Antipodes sont américains.
En 1955, pour la première fois, une société australienne produit un film en couleur, Jedda, dans lequel la vedette est aborigène.
À partir des années 70, le cinéma des Antipodes va connaître une consécration internationale grâce à une vague de cinéastes tels que George Miller, Peter Weir, Roger Donaldson, Geoff Murphy, Vincent Ward, Richard Franklin, Bruce Beresford, Richard Lowenstein. En 1978, 13 films australiens sont présentés au festival International du Film de Cannes, témoignage d’une politique volontariste d’exportation du cinéma. En 1984, Vigil de Vincent Ward est le premier film néo-zélandais en compétition à Cannes.


Petite histoire du
CINEMA AUSTRALIEN et NEO-ZELANDAIS

De 1980 à nos jours, la présence du cinéma des antipodes sur la Croisette et à Hollywood ne fléchit pas
Année
Films
Réalisateurs
Récompenses
1981 My Brilliant Career Gillian Armstrong Nomination aux Oscars
1983 Breaker Morant
UTU
Bruce Beresford
Geoff Murphy
Nomination aux Oscars
Sortie très remarquée
1984 Tender Mercies


Vigil
Bruce Beresford


Vincent Ward
Gagne des Oscars et est nommé meilleur metteur en scène
Sélection officielle Cannes
1986 Witness Peter Weir Prix du meilleur metteur en scène
1987 Crocodile Dundee * Paul Hogan Nominé pour le meilleur scénario original
1990 Un ange à ma table Jane Campion Lion d'argent : Festival de Venise
1993 The Piano




Proof
Jane Campion




Jocelyn Moorhouse
Remporte successivement la Palme d'or à Cannes et l’Oscar de la meilleure réalisatrice.
Gagne la Caméra d'or
1994 Strictly Ballrom

Heavenly Creatures

Priscilla, Queen of the Desert
Muriel's Wedding
Little Women
L'âme des Guerriers

Baz Luhrmann

Peter Jackson

Stephen Elliott

Paul J. Hogan
Gillian Armstrong
Lee Tamahori
Reçoit le Prix de la jeunesse
Lion d'argent : Festival de Venise
Couronné par le Prix du public à Cannes
Sortie très remarquée
Sortie très remarquée
Sortie très remarquée
1996 Shine Scott Hickx Geoffrey Rush gagne l’Oscar du meilleur acteur après que le film a reçu huit nominations à Hollywood
1995 &
1998



1998
Babe, le cochon devenu berger
Babe, lecochon dans la ville

Memory and Desire
Chris Noonan

George Miller


Niki Caro

Sorties très remarquées


Semaine de la Critique du Festival de Cannes
2000 Love Serenade Shirley Barrett Caméra d'or
2001 Le Seigneur des Anneaux Peter Jackson Plusieurs Oscars -Sortie très remarquée
*Le film obtiendra les meilleures recettes mondiales en 1986, étant ainsi le premier film étranger à briser l’hégémonie américaine en la matière.

Suite à cette vague de films populaires, les acteurs des Antipodes multiplient les tournages. En 2002, Toni Collette, rôle-titre de Muriel, est au côté de Hugh Grant dans Pour un garçon, après avoir tourné avec Bruce Willis dans Sixième sens. Hugo Weaving, le Mitzi de Priscilla, s’oppose à Keanu Reaves dans les trois Matrix et joue Elrond dans la trilogie du Seigneur des Anneaux.

Les rencontres internationales du cinéma des Antipodes 2003 sont fières, pour cette 5eme édition, de vous présenter sa programmation, digne représentante d’un marché en pleine effervescence.