LES ANTIPODES SOUS L’OEIL DES PHOTOGRAPHES

David Parker
David Parker fut photographe de plateau de la fin des années 60 jusqu’à bien après son premier long-métrage, « Malcolm » de Nadia Tass, en 1986. Il tire sa renommée des plateaux mais son oeuvre photographique toucha tous les domaines du divertissement: du ballet, l’opéra et le théâtre jusqu’aux pochettes de disques, la pub télé et le photojournalisme. Son cliché de Prince Charles et Princesse Diana à l’assaut d’Ayers Rock (Uluru) lui a valu la une de Time magazine en 1981. Il immortalisa Lee Marvin et John Denver à la lutte avec un grand requin blanc dans le Détroit de Bass au milieu des années 80. Son oeuvre est teintée d’humour et ses soirées diapo lors de shoots sont mémorables. Il est aussi directeur de la photo, scénariste, réalisateur, producteur. Mais son appareil
– un réflex numérique Nikon - est toujours à portée de main. Il fût photographe de plateau sur des films comme « The Man From Snowy River », « Phar Lap », « High Tide », « Burke and Wills », « Heatwave » ou encore « Patrick », ainsi que ponctuellement pour ses propres films tels que « Malcolm », « The Big Steal », « Irresistible » et « Amy ». Cette exposition est basée sur une sélection de photos de cette époque.

John Tass-Parker
John habite Melbourne, où il a été imprégné d’art dès son plus jeune âge. Il tient sa passion pour la photographie depuis qu’on lui a confié un Nikon F2 vintage. Pendant sa scolarité à la Melbourne Grammar School, il s’implique beaucoup dans la photographie événementielle, et l’école lui décerne la plus haute récompense pour le succès académique artistique. John a beau se définir comme un fou du labo, et déclarer avoir passé plus de ses années de lycée dans la chambre obscure que dans les salles de cours, il apprécie désormais la facilité d’utilisation de l’imagerie numérique. En 2006 deux de ses photos figurent dans le Top Arts Exhibition à la National Gallery de Victoria. Depuis lors il a beaucoup voyagé en Australie, en Grèce, en Chine et dans le Moyen Orient, pour préparer une exposition à Melbourne début 2009. Son oeuvre intègre comme thèmes centraux le temps, le mouvement et la texture, à travers une exploration de la jungle urbaine. John prépare une Licence en Médias et une Licence en Commerce (Marketing) à l’Université de Melbourne. Il présente ici sa première exposition à l’étranger.

Julien Camy
C’est en voyageant mais aussi en marchant, roulant, courant que Julien Camy a commencé à regarder autour de lui et essayer de mettre tout cela dans un cadre. Cela débute avec son Minolta 7000i en 1998 pour ses 18 ans. Celui-ci l’accompagnera partout. Et il est toujours là. Jamais loin. Aujourd’hui rédacteur en chef du Patriote, l’hebdomadaire progressiste de la Côte d’Azur, il n’est pas passé par une école de photo mais par un BTS Audiovisuel, puis une petite année à l’étranger, au Japon, pour le ministère des Affaires étrangères. Et c’est de là qu’il s’est rendu en Nouvelle Zélande. Deux courtes semaines à vélo avec Thomas Blondel, un ami. Les photos de cette exposition ne sont ainsi ni des photos de vacances ni des photos d’art mais des photos de « bord de route ». Tout simplement. Elles se veulent à la fois du voyage, par leur récit brut et frontal mais aussi par leur symbolique et ce satané point de fuite. Les routes qui s’allongent sous les roues semblent interminables. Longues. Dures. Mais c’est à cet instant que le paysage, la nature, l’environnement semblent les plus présents. Que l’on entend respirer le pays. Que l’on s’arrête sur le bord d’une route. Quelques secondes, quelques minutes ou même plus. On ne parle plus de la photographie et c’est exactement la raison de ces images. Pour que l’on ne parle plus d’elles mais de ce que l’on peut en imaginer.


Salle Jean Despas, Place des Lices du 12 au 17 octobre 2008