JURY DE LA COMPETITION LONGS METRAGES

Roger Donaldson, Président du Jury
Roger Donaldson quitte l’Australie pour s’établir en Nouvelle-Zélande à l’âge de vingt ans. Il commence une carrière de photographe avant de se diriger vers le documentaire. En 1977, il réalise son premier long métrage, « Sleeping Dogs », le premier film néo-zélandais produit au pays du long nuage blanc depuis près de quinze ans. En 1982, après avoir tourné « Smash Palace », il s’installe aux Etats-Unis où il réalise « Le Bounty » avec Mel Gibson et Anthony Hopkins. Suivront des films comme « Sens Unique » avec Kevin Costner, « Cocktail » avec Tom Cruise, « Guet-Apens » avec Kim Basinger, « Le Pic de Dante » avec Pierce Brosnan, « La Recrue » avec Al Pacino. Il retrouvera Hopkins vingt ans plus tard pour « The World’s Fastest Indian » (« Burt Munro »), sur une histoire vraie d’un fou de moto qui l’avait déjà inspiré pour son premier film, un documentaire. Son dernier film « Braquage à l’anglaise » est sortie en France en août dernier.

Delphine Chanéac
Delphine Chanéac démarre sa carrière de comédienne à la télévision, aux côtés de Richard Bohringer dans « Un homme en colère ». Suivront d’autres séries comme « La
vie devant nous » pour TF1, et « Laura » pour M6. Le cinéma fait également appel à elle, et après des rôles remarqués dans « Brice de Nice », « The pink panther », et « Incontrôlable», Delphine décroche un 1er rôle dans une production américaine « Splice » réalisé par Vincenzo Natali avec Adrian Brody. En 2009, on la retrouvera aussi à l’affiche de « Verso » de Xavier Ruiz. Egalement auteur, Delphine a écrit son 1er roman « La nuit mon père me parle » paru chez Michel Lafon en 2007, et elle travaille actuellement sur l’écriture de son 1er album.

Micky Green
Les filles ont bien changé. A voir son visage d'ange, ses cheveux blonds et ses grands yeux verts, qui se douterait que Micky Green, 24 ans, auteur-compositeur-interprète de délicates chansons folk s'est maté plus d'une fois l'intégrale, porno compris, des DVD de Snoop Doggy Dog ? Le rappeur west coast le plus effrontément macho, mais aussi le plus drôle de l'univers appartient pourtant au panthéon personnel de cette jeune australienne.

Micky, qui n'a honte de rien, s'autorise également de temps à autre, pour le plaisir, « un moment old-school-Mariah-Carey » : drame de l'amour en stéréo, voca lise dégoulinante et clip tout en hyperboles. Ça n'empêche pas d'aimer Bowie ou Erikah Badu. Les apparences sont ainsi, trompeuses. Qui s'en plaindrait ?

Micky — ses parents l'appellent Michaela , de vieilles origines Hollandaises dit l'histoire familiale — est partie de chez elle à 18 ans, jouer les mannequins. Un rêve gamine ? Non : « un métier pratique pour découvrir le monde » dit-elle. Surtout quand on a que ça et la musique en tête. Elle continue de l'exercer, de temps à autre, parce qu'on ne vit pas de ses chansons du jour au lendemain. Ça lui permet aussi de racheter les i-Pods qu'elle perd avec la régularité d'une étourdie. Six déjà. « Je les recharge en musique chez les potes. Le bon coté de truc, c'est que je découvre des artistes que je connaissais mal, et récupère mes indispensables tel Bob Marley. »

La plupart des titres de « White T-shirt », Micky les a écrits dans l'avion, dans ses chambres d'hôtel, dans les salles d'attente des aéroports. Dans ces moments où l'esprit vagabonde, comme elle le fait depuis 4 ans maintenant. Elle note tout dans un carnet qui ne la quitte jamais. Certains datent de l'adolescence. Micky a toujours écrit.

Au lycée, elle jouait de la batterie dans un groupe. Le plus masculin des instruments, parce qu'être une fille n'oblige à rien. Et puis elle avait déjà appris à jouer du piano, toute seule… Le chant, c'était aussi une sorte de lien avec son père. Il lui avait transmis le virus de la musique, côté faiseur. Il en jouait, avec ses copains. Et puis un jour, ses parents ont divorcé, comme tous les parents, rien de « grave ». Micky est restée avec sa mère, dans une banlieue de Sydney normale, banale, agréable. A la maison, on écoutait Fletwood Mac,Heart, ou du glam rock. Après les cours, elle travaillait, pour l'argent de poche, dans le magasin de disque du centre commercial « j'ai très vite compris la valeur de l'argent, et l'intérêt d'être indépendante. »

Pour ses maquettes, composées sur le logiciel Garage Band, et avec le micro de l'ordinateur, Micky a tapoté sur des tables, ses jambes, avec un crayon, une boîte. Des micro rythmes parfaits pour accompagner les détails qui parsèment ses textes. La vie lui apparaît toujours sous cet angle : une façon de tenir une cigarette, une couleur de t-shirt (white donc…), un faux pas, un doute…

Tout cela, cette fragilité, cette simplicité s'entend sur son disque, même si les instruments ont changé. Il y une raison à cela : l'enregistrement a été confié à Renaud Letang. En studio, les deux ne parlaient pas plus que ça. Ils écoutaient la musique qu'ils aiment en commun. Vous savez quoi ? Du rap. En boucle, pour s'imprégner au mieux de l'indolence du groove. Ce côté « laid back » et sans façon qui colle à cette fille, comme à ses chansons. « En arrivant à Londres et Paris, j'ai vite compris qu'ici, on ne portait pas de tongs » se souvient-elle. Ça ne lui a pas déplu pourtant, toute cette agitation, puisqu'elle a choisi d'y rester. Et d'en profiter. « Je crois que ne suis jamais autant sorti que pendant l'enregistrement. Je passais mes nuits dehors à faire la fête avec mes amis. C'était une période tellement extraordinaire pour moi qu'il fallait que je l'extériorise. » Qui a pu croire un jour que les chanteuses douces étaient sages ?

Hervé Claude
Journaliste sur Arte, l’ancien présentateur du JT d’A2 est également auteur de polars dont les intrigues se déroulent sur les terres australes (‘Requins et coquins’, ‘Riches, Cruels et fardés’, ‘Mort d’une drag-queen’). Hervé Claude a écrit une dizaine de roman. On retrouve dans ‘Cocu de Sac’, son dernier ouvrage, le polar, l’Australie et le bush..

James Gerard
Comédien Australo-anglais, James Gerard est un acteur bilingue et professionnel en France depuis 13 ans Il fut Lauréat du prix de Jeune espoir Masculin, au Festival du Film et Télévision de Luchon, 2007. Il a tourné dans une douzaine de longs métrages et dans de nombreux téléfilms et séries. Cette année on l’a vu dans « Ce soir je dors chez toi » avec Mélanie Doutey et Jean-Paul Rouve, « Les Femmes de l’ombre » avec Sophie Marceau et « Sa Raison d’être ». Il a travaillé avec des réalisateurs tels que Jean- Paul Salomé, James Huth, Coline Serrault, José Giovanni, Gilles Carles, Alain Corneau, Antoine de Caunes. Il possède une maîtrise de sociologie et de culture de l’université Paris IV et de l’université de North London. Il travaille aussi en freelance comme consultant et formateur dans le domaine de la négociation, la communication et le management au sein des grandes entreprises.

Ilann Girard
Ilann Girard est diplômé de l’Institut d’Etudes Politiques de Paris, titulaire d’une maîtrise de Droit des Affaires de l’Université de Paris I Panthéon Sorbonne et d’un troisième cycle de Gestion des Télécommunications et de la Télévision de l’Université de Paris Dauphine. Après s’être occupé de vente de films et programmes de télévision, il rejoint en 1990 Pandora Cinéma où pendant 12 ans il aura en tant que Senior Vice Président, Legal & Business Affairs, la responsabilité des aspects juridiques et financiers des accords de développement, de coproduction, de financement et de ventes de plus de 60 longs métrages, parmi lesquels « Kolya », « Shine », « Tango » et « Donnie Darko ». En 2002 il crée Arsam une société de conseil dans la négociation et le financement des projets audiovisuels et cinématographiques et lance en 2004 Arsam International une société de production tournée vers les projets internationaux. Il intervient sur plusieurs projets dont « Renaissance » de Christian Volkman et « La Marche de l’Empereur » de Luc Jacquet dont il est le producteur associé. En 2006 il produit « Goodbye Bafana » de Bille August qui a reçu le prix Cinema for Peace lors de la Berlinale 2007 et a été distribué dans le monde entier sur plus de 1000 copies. En 2007 il intervient comme producteur associé de « Plastic Planet » de Werner Boote et « White Lilacs » de Pavel Lounguine. Il coproduit « Lebanon » de l’israélien Samuel Maoz qui sera distribué par MK2 en 2009. En 2008, il prépare « Cannes Job » une comédie d’Eric Blakeney avec Val Kilmer et « Carpet Boy » un film sur le travail forcé des enfants au Pakistan. Il développe avec Tim Sanders le producteur néo-zélandais de « Whale Rider », « Pompallier », l’histoire vraie de Jean Baptiste Pompallier fait évêque en 1832 pour répandre la foi catholique en Nouvelle Zélande. Il travaille sur plusieurs projets en association avec des producteurs australiens et néo-zélandais.