Au premier regard sur l’affiche du festival 2010, le voyage vers le bout du monde est déjà commencé. Avec sa jetée qui plonge dans l’océan c’est à une exploration du pacifique sud que l’on est convié. C’est aussi la promesse d’autres univers, paysages, émotions, sensations, celle d’une multitude de plaisirs cinématographiques conséquence d’une de plongée dans un maelström visuel inédit, d’une immersion dans une multitude d’histoires denses, drôles, dramatiques, fantastiques, si différentes et pourtant si passionnantes.
En un mot, c’est prendre ses habits d’explorateur à l’équivalent de ces marins qui partirent naviguer sur les mers australes et qui essaimèrent tant de noms français en cette Terra Australis (Geographe Bay, Naturaliste Reef, Cape Mentelle, Esperance…) et voire même en Nouvelle Zélande ou quelques noms de rue d’origine française subsiste à Okaroa (Port Louis-Philippe).
A contre courant du reste du monde, le cinéma australien et néo-zélandais est toujours aussi dynamique et pas moins de quatre films sont déjà sortis sur les écrans français cette année (« Bright Star », « Disgrace », « Daybreakers », « L’Arbre »). Nous ne pouvons que souhaiter que le festival participe à la reconnaissance de ce beau cinéma et que certains parmi les longs métrages inédits du festival, et entre autre les six films proposés au jury présidé par la talentueuse Miranda Otto, trouveront le chemin des salles françaises.
Aussi rendez-vous à Saint-Tropez pour une 12ème édition des Rencontres Internationales du Cinéma des Antipodes qui rimera de nouveau avec diversité, singularité, dureté, poésie, humour, sensibilité, découverte et grands espaces.

Bernard Bories
Président de Cinéma des Antipodes
Comme un vent de fraîcheur d’automne après les Voiles de Saint-Tropez, les Rencontres internationales du cinéma des Antipodes reviennent, chaque année au mois d’octobre, stimuler notre esprit et piquer notre curiosité.
Car s’il est une constante dans la programmation concoctée à chaque nouvelle édition par le président Bernard Bories et son équipe depuis la création du festival en 1999, c’est bien une capacité à nous étonner, à nous captiver ou à susciter des interrogations.
Les films australiens et néo-zélandais, la culture des Antipodes au sens large, sont marqués au sceau de si nombreuses influences, qu’ils présentent le plus souvent un caractère singulier et particulièrement puissant.
C’est cette culture originale et passionnante que les organisateurs des Rencontres nous permettent d’observer depuis 12 ans sans que notre attention et notre intérêt ne faiblissent. Tout le mérite en revient au président Bories et à ses collaborateurs qui nous proposent cette année encore, un programme attractif, et que je tiens à féliciter.
Je vous souhaite à toutes et à tous de belles projections et de beaux moments d’émotion.

Jean-Pierre Tuveri
Maire de Saint-Tropez
Né et puisant sa source de l’enthousiasme de l’infatigable Bernard Bories, le festival a su valider sa réputation de premier festival annuel du film australien et attirer certains des plus grands personnages du cinéma australien à Saint-Tropez. Une ville qui est en elle-même un attrait de plus pour les membres du jury et je voudrais saisir cette occasion pour remercier le Maire et les Tropéziens pour l’accueil chaleureux qu’ils réservent chaque année aux visiteurs venus de l’autre bout du monde.
Les films projetés au fil des années ont donné une vision poignante, personnelle et souvent panoramique de l’Australie contemporaine. Il serait en fait possible d’avoir une vision contemporaine pertinente de la société australienne sous toutes ses facettes et ses complexités au travers des films présentés lors du Festival.
Cette année, cette alchimie de plaisir, d’intrigue et de fascination est encore au rendez-vous. “Dreamland” est à l’affiche, un film du réalisateur aborigène Ivan Sen, à qui l’on doit également “Sous les nuages”, primé au Festival de Berlin en 2002. La comédie aborigène “Stone Bros” marquera l’ouverture des Rencontres 2010. “Pourquoi les Aborigènes n’auraient-ils pas également le droit de rire d’eux-mêmes ? ” se demandait Richard Frankland, le réalisateur du film. C’est juste. Son court-métrage, “La Guerre de Harry”, fit d’ailleurs récemment partie d’un don du cinéma australien au gouvernement et au peuple français. Les adeptes sauront qu’une intrigue plane constamment dans tous les recoins du festival : “The Waiting City” met en lumière l’actrice australienne Radha Mitchell, repérée par Woody Allen qui lui offrit le premier rôle dans “Melinda et Melinda”. “Love Serenade”, Caméra d’Or en 1996, mit en lumière le talent de l’actrice australienne Miranda Otto, qui préside le jury de cette année.
Quel plaisir de constater que le film franco-australien “L’Arbre” figure sur le programme en 2010! Le film a eu l’honneur de clôturer le festival de Cannes en mai dernier et a été chaleureusement accueilli par la critique française. Sa réalisatrice, Julie Bertuccelli, était membre du jury en 2007, bien avant la sortie de “L’Arbre”.
Nous attendons avec intérêt de continuer à découvrir le cinéma des Antipodes, cette année et pour de nombreuses années à venir.

David Ritchie
Ambassadeur d’Australie en France
L’Ambassade de Nouvelle-Zélande a le plaisir d’accorder une nouvelle fois son soutien aux Rencontres Internationales du Cinéma des Antipodes à Saint-Tropez, un rendez-vous annuel qui met l’accent sur un ensemble de films variés et de haute qualité en provenance de Nouvelle-Zélande et d’Australie.
Je suis ravie que les festivaliers aient cette année le plaisir de voir en avant-première la coproduction franco-néo-zélandaise « La Veine du Vigneron », réalisé par Niki Caro et adapté du roman d’Elizabeth Knox. L’intrigue se passe en partie en France et la vedette du film est Keisha Castle-Hughes. Les cinéphiles se rappelleront d’elle pour son rôle dans le célèbre et émouvant film « Whale Rider » pour lequel elle a été nominée pour un Oscar. Cette année la Nouvelle-Zélande a deux longs métrages en compétition à Saint-Tropez. « Boy » de Taika Waiti, qui a été très bien accueilli au Festival de Berlin 2010 où il a remporté le Grand Prix, Section Génération et « Home by Christmas » de Gaylene Preston, une histoire d’amour touchante pendant la guerre basée sur la vie des parents du réalisateur. Les adolescents et les familles apprécieront « Under the Mountain » un film d’aventure fantastique modelé sur le roman éponyme de Maurice Gee que les jeunes néo-zélandais apprécient depuis sa parution en 1979. Des films néo-zélandais sont aussi présentés cette année encore dans la catégorie des documentaires avec « Michael Smither: artist in residence » une chronique d’un des artistes les plus estimés de Nouvelle-Zélande et « Falls the Shadow », un hommage de la céramiste Helen Pollock aux soldats de la Première Guerre Mondiale morts à Passchendaele. Pour conclure sur la présence de la Nouvelle-Zélande, le festival propose aussi une série de courts métrages que le public appréciera, j’en suis certaine. « Warbrick », qui s’est inspiré du rugby arrive particulièrement à point pour nous rappeler que la Nouvelle-Zélande accueillera la Coupe du Monde de Rugby l’année prochaine.
Mes sincères remerciements à M. le Maire et aux autorités de Saint-Tropez pour leur soutien incessant chaque année dans l’organisation de ce festival. Bien sûr, je remercie aussi chaleureusement ceux qui font preuve d’un dévouement soutenu : organisateurs, partenaires et bénévoles qui travaillent en coulisse et sans lesquels ce festival n’existerait pas. Je souhaite bonne chance à l’édition 2010 des Rencontres Internationales du Cinéma des Antipodes.

Rosemary Banks
Ambassadeur de Nouvelle-Zélande



